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 Cours, ma jolie de Lisa Unger

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Cat
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MessageSujet: Cours, ma jolie de Lisa Unger   Mer 12 Juil 2006 - 17:17



Citation :
Quatrième de couverture
Ridley mène une vie des plus paisibles jusqu'au jour où elle reçoit la phoot d'une inconnue, un bébé dans les bras. La ressemblance entre Ridley et la femme est frappante, et encore plus troublant est ce lessage qui accompagne le cliché : "Etes-vous ma fille ?". Questionnant ses parents qui nient l'avoir adoptée, Ridley plonge alors dans un piège mortel où s'entrechoquent fausses vérités et vrais mensonges qui remettent en question son propre passé. Serait-elle cette enfant de deux ans que l'on a kidnappée après avoir froidement abattu sa mère ? Aidée de son ténébreux voisin qui semble lui aussi porter un lourd secret, Ridley va tenter, au péril de sa vie, de découvrir qui elle est...

Citation :
Extrait du site France Loisirs
L'obscurité est redoutable car elle permet de distinguer les objets mais pas ce qui est dissimulé dans l'ombre derrière eux. La peur et l'épuisement rendent mon souffle saccadé. Mon compagnon, la seule personne au monde en qui j'ai confiance, est étendu par terre près de moi. Je me penche vers lui. Sa respiration est faible, laborieuse. Il a été touché, je le sais, mais je n'ai aucun moyen d'évaluer la gravité de la blessure. Il ne réagit pas lorsque je murmure son nom. Je palpe son corps ; pour autant que je puisse en juger, il ne perd pas de sang. Le bruit terrible de sa chute quelques minutes plus tôt résonne encore dans ma tête.
Je tâtonne autour de lui à la recherche de son arme. Au bout de quelques secondes, je sens sous mes doigts le métal froid et c'est tout juste si, de soulagement, je n'éclate pas en sanglots. Mais ce n'est pas le moment.
J'entends toujours la pluie tomber à l'extérieur du bâtiment en ruine. Elle tombe aussi à l'intérieur, pénétrant par les trous béants dans le toit, mouillant les planchers pourris et les escaliers délabrés. Mon compagnon remue en poussant un léger gémissement. Quand il prononce mon nom, je me penche de nouveau vers lui.
« Ça va aller, ne t'inquiète pas », lui dis-je - un pieux mensonge. Quelque part au-dessus de nous, un homme que j'ai cru aimer, assisté par des acolytes dont j'ignore l'identité, est bien décidé à nous supprimer pour protéger le terrible secret que j'ai découvert. Je suis moi-même blessée et j'ai tellement mal que seule la pensée de finir ici, dans cet entrepôt désaffecté de Lower East Side à Manhattan, m'empêche de m'évanouir. Un projectile s'est logé dans ma cuisse droite - une balle, peut-être, ou un éclat de bois, ou encore un clou. Il fait si noir que je distingue à peine la déchirure dans mon jean, dont le tissu est assombri par mon sang. La tête me tourne, j'ai l'impression que tout tangue autour de moi, pourtant je m'accroche.
Je les entends progresser à l'étage et, par les ouvertures dans le plafond, je vois se croiser les faisceaux lumineux de leurs torches électriques. Je fais mon possible pour retenir mon souffle, dont l'écho résonne comme le tonnerre à mes oreilles. L'un des hommes lance soudain : « Ils ont dû passer à travers le plancher. Ils sont sûrement en bas. » Personne ne lui répond, mais je perçois des grincements dans l'escalier.
Mon compagnon remue faiblement.
« Ils arrivent, chuchote-t-il d'une voix éraillée, à peine audible. Barre-toi, Ridley. »
Je ne réponds même pas. Nous savons tous les deux que je ne l'abandonnerai pas. J'essaie de le soulever et il tente de se redresser ; un rictus de souffrance altère ses traits tandis qu'il réprime un cri pour ne pas alerter nos poursuivants. Nous sortirons d'ici ensemble ou pas du tout. Dans l'état où il est, je ne devrais pas le bouger, mais je le traîne comme je peux jusqu'au vieux canapé moisi renversé près du mur. Je le vois grimacer et serrer les dents. Il perd connaissance encore une fois, et brusquement j'ai l'impression qu'il pèse vingt kilos de plus. En attendant, il a remué les quatre membres, c'est déjà quelque chose. Consciente de la brûlure dans ma jambe, de mes forces qui déclinent inexorablement, je me mets à prier. Je répète inlassablement, tel un mantra, Mon Dieu, je vous en prie, je vous en prie, je vous en prie...
Entre le mur et le dossier du canapé se trouve un espace suffisant pour nous deux. J'y pousse mon compagnon et m'allonge à plat ventre près de lui. Puis j'attrape un cageot abîmé que je place devant nous et j'observe la pièce à travers les lattes. Ils se rapprochent toujours et je suis sûre qu'ils nous ont repérés car ils ont éteint leurs torches et ne se parlent plus. Agrippant mon arme à deux mains, je guette leur arrivée. Je n'ai jamais tiré de toute ma vie et je ne sais même pas s'il y a encore des balles dans le chargeur. Je commence à penser que nous allons mourir ici.
« Ridley ? S'il te plaît, ne fais pas ça. » La voix, venue d'en haut, résonne dans le noir. « On va trouver un arrangement. »
Je garde le silence. C'est une ruse, je n'en doute pas. Il n'y a plus d'arrangement possible ; les choses sont allées beaucoup trop loin. J'ai eu plusieurs fois l'occasion de fermer les yeux et de retourner à une bienheureuse ignorance, mais je ne l'ai pas fait. Est-ce que je le regrette ? Difficile à dire. Il est trop tard, de toute façon.
« Six, murmure l'homme à côté de moi.
- Quoi ?
- Il te reste six balles. »
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